Trop peu de kots en stock pour les étudiants hutois
Trop d'étudiants, peu de kots . À quelques jours de la rentrée, les logements disponibles se font rares. Et chers.
Le décompte a commencé, pour les étudiants. Dans quelques jours, ils retourneront sur les bancs de l'école. Mais pour certains d'entre eux chaque jour qui passe est de plus en plus stressant : les kots se font rares, dans la cité mosane. Si rares que certains pourraient bien se retrouver sur le carreau... Il y a quelques jours, Inforjeunes a même lancé un appel aux propriétaires désireux d'offrir un kot ou une chambre à Huy. «Nous proposons un service « kot » gratuit et accessible sur Internet, explique Marie Fourneau, éducatrice chez Inforjeune. Les étudiants peuvent consulter une base de données, définir différents critères et y trouver un logement. Mais il y a une pénurie de kots à Huy. On cherche des propriétaires ... » A Huy, on trouve surtout des « immeubles à kots », permettant aux étudiants de vivre ensemble. Mais il y a aussi des chambres chez les particuliers, qui demandent plus de restriction, d'organisation, du respect pour les propriétaires. Quant aux studios, ils permettent de vivre en toute indépendance.
Il est difficile d'estimer le nombre de logements pour étudiants en circulation à Huy, car certains propriétaires ne passent pas par Inforjeunes. «Quand le listing est complet et qu'on a tous les propriétaires, on doit approcher les 80. Aujourd'hui, il en reste une dizaine. On est dans le creux de la vague ... »
Pour avoir du choix, il faut s'y prendre tôt : les étudiants en quête de logement recherchent souvent un kot avant le mois de mai. «Pour ceux qui s'y prennent maintenant, il est très tard ! Ils doivent se contenter des kots restant ou se tourner vers d'autres possibilités. Rien que sur les vacances, on a eu environ 200 demandes. Il y a beaucoup d'écoles supérieures, à Huy, et elles ont désormais le réflexe de renvoyer les étudiants vers nous.
Concrètement, selon la loi de l'offre et de la demande, les kots hutois sont plutôt chers. Grosso modo, une chambre chez un particulier de 15 à 20 m2 coûtera entre 180 et 300?. En moyenne, on peut miser sur un loyer de 250 ?, charges comprises, avec les commodités partagées. C'est plus cher qu'à Liège. Cette année, de nombreux loyers ont d'ailleurs augmenté d'une vingtaine d'euros... En raison de la demande mais aussi de l'augmentation du coût de l'énergie, que les propriétaires répercutent sur les locataires.
Par ailleurs, le prix n'est pas une garantie de qualité. «On ne va pas visiter les logements, précise Marie Fourneau. Aux étudiants à en visiter plusieurs et à se faire une idée. Ils ne doivent pas s'arrêter au premier kot, ils ne doivent pas se précipiter et prendre le temps de comparer.»
e service kot est destiné aux étudiants : les propriétaires y proposent des contrats de 10 mois, les occupants ne peuvent pas se domicilier dans ces logements et doivent parfois quitter le kot le week-end. Ces chambres ne correspondent donc pas aux demandes des chômeurs ou allocataires du CPAS en manque de logement.
source: lavenir.net