Envie d’être… Conseiller en prévention

16 novembre 2018 Envie d'être ...

Découvre l’interview de Nicolas, 36 ans, conseiller en prévention

En quoi consiste ta profession ?

Le rôle du conseiller en prévention est de conseiller l’employeur sur tout ce qui est relatif au bien-être des travailleurs. Cela va du choix des moyens de protection (le fameux casque de chantier) jusqu’au choix des produits utilisés dans l’entreprise en passant par le bien-être psychologique des travailleurs (prévention du burn-out, du harcèlement, …) . Un conseiller en prévention peut travailler dans de nombreux secteurs d’activités : administration  publique, service aux particuliers et aux entreprises, industrie, … Pour ma part, je travaille dans une usine qui produit à la fois des engrais et des produits chimiques azotés.

Quel est ton parcours ?

J’ai tout d’abord suivi une formation d’ ingénieur civil à l’UMons. A ma sortie de l’université, j’ai commencé à travailler en production dans le milieu industriel. Après environ 1 0 ans dans ce domaine, j’ai souhaité réorienter ma carrière vers la sécurité. J’ai suivi des cours pendant 2 ans tout en continuant à travailler. Pour devenir conseiller en prévention de niveau 1, il faut soit posséder un niveau 2 et exercer depuis plus de 5 ans soit posséder un bachelier et suivre une formation dans un centre de formation (2 ans à raison d’une journée par semaine) . Pour devenir conseiller en prévention de niveau 2, il faut au minimum posséder un CESS et suivre une formation dans un centre de formation reconnu par le SPF Emploi (1 an à raison d’une journée par semaine) . Il y a des centres de formation à Charleroi (Université Ouverte) , à Mons (UMons) , à Louvain-la-Neuve (Vidyas) ou à Namur (ITN) .

Quels sont les aspects positifs et négatifs de ton métier ?

Le principal aspect positif est que l’on touche à tous les domaines de l’entreprise (production, maintenance, service administratif) qui ont chacun des risques bien spécifiques. Le travail est donc très varié. De plus, il est très valorisant de mettre en place soit de nouveaux moyens de protection soit de nouvelles organisations dont l’objectif est d’améliorer le bien-être des travailleurs. Egalement, nous travaillons étroitement avec les travailleurs et leur hiérarchie, ce qui implique de nombreux échanges humains. Le seul aspect négatif que je vois est que nous ne sommes que des conseillers ce qui a pour conséquence que l’employeur n’applique pas toujours ce que nous proposons. Un des points que j’aime particulièrement dans mon travail est que je peux aider et conseiller directement des personnes qui pourraient être en souffrance dans leur travail et les aiguiller vers une aide psychologique externe mieux à même de l’accompagner. Ce travail me permet également d’ influencer positivement les autres en leur expliquant en quoi leur manière de travailler pourrait être un danger pour eux et leurs collègues. Voir les comportements changer au fil du temps est une des plus grandes récompenses pour un conseiller en prévention.

Pourrais-tu nous décrire une journée type ?

Il n’y a pas vraiment de journée type car chaque jour est différent. Aujourd’hui par exemple, j’ai dû réaliser une enquête suite à un accident de travail. Le but étant d’éviter qu’un accident identique ne se reproduise grâce à la modification d’une machine, la mise en place de nouvelles procédures ou la mise à disposition de nouveaux équipements de protection. On est donc plusieurs autour de la table et on travaille en collaboration avec les services de production et de maintenance.

Quels conseils donnerais-tu à un jeune ?

Il ne faut pas forcément viser de devenir conseiller en prévention dès la sortie des études mais d’attendre d’avoir une dizaine d’années d’expérience dans le monde du travail avant de commencer les cours. Plus on a d’expérience, plus l’apprentissage du métier et la transmission des messages « sécurité » seront faciles  une fois sur le terrain.

 

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