Le point sur le SIDA

20 novembre 2018 Vie familiale & affective

Le 1er décembre aura lieu la journée mondiale de lutte contre le SIDA. C’est l’occasion de mieux connaître ce virus et de témoigner de notre solidarité. Découvert dans les années 80, le virus du SIDA affaiblit le système de défense naturelle du corps et le rend « perméable » à toute une série d’infections et de maladies.

Du VIH au SIDA

Le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine) s’attaque au système immunitaire et provoque une immunodépression (un affaiblissement du système immunitaire) . Le corps n’est plus protégé efficacement et ne parvient plus à se défendre contre des maladies auxquelles il peut normalement faire face. L’apparition de ces maladies typiques de l’ immunodépression marque le passage de la séropositivité au stade de la maladie : le SIDA (Syndrome d’ImmunoDéficience Acquise) .

Les chiffres

En 2017, 36,9 millions de personnes vivaient avec le VIH. Si davantage de personnes dans le monde ont accès à un traitement antirétroviral (en 2017, 21,7 millions de personnes ont eu accès au traitement) , un nombre élevé
de nouvelles infections du VIH et de décès liés au SIDA surviennent encore chaque année. En 2016, environ 1,8 millions de personnes ont été nouvellement infectées par le VIH et 1 million de personnes sont décédées de maladies liées au SIDA. En Belgique, bien qu’en recul, le nombre de nouvelles infections reste élevé : en 2016, 1001 nouvelles infections ont été diagnostiquées.

Transmission

Le virus du SIDA est présent dans tous les liquides biologiques de l’organisme des personnes séropositives, mais ils n’ont pas tous le même pouvoir contaminant.

Il existe trois modes de transmission :

  • Par voie sexuelle : les risques sont les plus élevés lors de rapports avec pénétration vaginale ou anale sans protection ;
  • Par le sang : lors du partage de seringues entre usagers de drogue, transfusion sanguine (extrêmement rare) , plaies accidentelles provoquées par du matériel infecté (risque faible) ;
  • Par la grossesse, l’accouchement et l’allaitement : grâce aux traitements actuels, le risque de transmission de la mère à l’enfant est fortement diminué.

Pour se protéger du VIH et des IST (infections sexuellement transmissibles), l’outil de prévention à privilégier est le préservatif : bien utilisé (à chaque rapport !) , il est fiable à 100 %.

Dépistage

La plupart des tests actuels permettent de détecter la présence du virus avec certitude 6 semaines après la prise de risque. Le dépistage peut se faire chez un médecin, dans un centre de planning familial, une maison médicale, au centre de référence SIDA ou dans un centre de dépistage anonyme et gratuit. I l faut donc attendre 6 semaines après un contact potentiellement à risque pour être certain(e) d’un résultat négatif. Pendant cette période d’ incertitude, il est donc important de se protéger et de protéger son ou sa partenaire. Il existe à présent des tests rapides d’orientation de diagnostique (TROD), qui permettent de tester sa sérologie soi-même, sans l’aide d’un professionnel de la santé. Ils ont l’avantage de donner un résultat après quelques minutes. Ils se font en prélevant un peu de sang au bout du doigt. Pour un résultat fiable, un délai de 3 mois doit s’être écoulé après la dernière prise de risque. Ces « autotests » sont disponibles en pharmacie sans prescription médicale.

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